lundi 21 avril 2014

BASSIN HOUILLER LORRAIN


Des raisons de zapper l'UNESCO


 Comparaison n'est pas raison. Il serait illusoire d'imaginer l'inscription du bassin houiller lorrain au Patrimoine mondial par l'UNESCO, à l'heure actuelle, en se référant au classement récent du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et des sites miniers wallons parmi les merveilles du monde...
( Publié le 7.07.2012 - mis à jour le 19.07.2013 )




Petite-Rosselle : la reconstitution du fond... à la surface.
 © Photo Wolfgang Staudt, Sarrebruck, sur Flickr


 
Le Nord - Pas-de-Calais partage une même fraternité de métier avec le bassin houiller de Lorraine. Mais là, son destin vient  de bifurquer. Porté au pinacle pour avoir su défendre le traitement patrimonial et mémoriel de son territoire, prenant en compte les vestiges d’une industrie éteinte depuis 1990 et les pratiques sociales qui se sont instaurées au fil du temps. L’esprit-mine y demeure très vivant et sert de ressort à « la volonté d'un nouveau développement s'appuyant sur la force d'une mémoire ».

S’agissant du patrimoine matériel – fosses, chevalements, terrils, corons, cités pavillonnaires, hôtels de ville, écoles, maisons d’ingénieurs, maisons syndicales, dispensaires, salles des fêtes, églises,  temples, presbytères, gares, haltes ferroviaires, postes d’aiguillage, monuments aux morts,  étangs d’affaissement, stades… – un classement signifie "on ne touche plus à rien" sans préalablement se reporter aux prescriptions culturelles onusiennes !

Et c’est, peut-être, la première des raisons pouvant inciter le bassin houiller lorrain à ne pas manifester le désir, à ce jour, d’être labellisé par l’UNESCO. Trop de choses restent en chantier.

Qu’observe-t-on en Moselle charbonnière ? En premier lieu, les conséquences de l’arrêt progressif des mines,  avec les fermetures successives de Merlebach (2003) et de La Houve (2004), la disparition des HBL et la dissolution des Charbonnages de France (2007). Un désengagement massif pouvant être considéré comme brutal au regard d’un  siècle et demi d’une activité qui a marqué, sous toutes ses coutures, le sol et les mentalités.

Cette fin programmée s’est accompagnée de la mise en œuvre rapide d’une politique de déconstruction des sites miniers, doublée d’une politique de construction d’une image-témoin savamment orchestrée par les HBL elles-mêmes.

L'«écriture» du passé mono-industriel a abouti à faire du carreau de Petite-Rosselle l’étendard de l’histoire charbonnière mosellane.  Pour autant, il ne fait pas partie du réseau européen des musées du charbon et aucun de ses représentants ne siège au Comité français d’histoire industrielle (1).


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Évolution en cours
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Le seul musée du charbon de Moselle s’appelle jusqu’alors «La Mine» sous-titrée «Carreau Wendel».  Il sera rebaptisé «Parc Explor Wendel» pour la globalité du site de 150 hectares. Dans ce périmètre, le parcours souterrain, à faible profondeur, qui recrée l’ambiance de travail du fond,  s’appellera désormais «La Mine Wendel» et le cœur du musée «Les Mineurs Wendel». Celui-ci va s’ouvrir au public dans sa livrée définitive. Sa réalisation aura coûté 4,3 millions d’euros.

Une nouvelle dotation budgétaire de 812 000 euros a été affectée au musée à la fin du premier semestre 2012, afin de mener des travaux d’urgence qui consolideront les édifices les plus endommagés. Ce qui fait dire au président du syndicat mixte en charge de la gestion du site, que les installations (lavoirs, ateliers, décanteurs…) seront conservés en totalité. Rude programme. Car les bâtiments périphériques, notamment les extensions d'après-guerre directement lisibles par l'importance et l'homogénéité des volumes simples et rigoureux de fer et de briques rouges, trop longtemps  restés ouverts au vandalisme et soumis aux infiltrations, nécessiteront un traitement de choc étalé sur des années. Pour quel usage ? La question arrive trop tôt.

Parallèlement, un inventaire doit permettre d’entamer une rigoureuse sélection des innombrables objets, plus ou moins volumineux, en stationnement anarchique entre l’entrée du site et le parcours de représentation du fond. On conservera tout ce qui est unique et présente un intérêt historique. Il y aura forcément de la mise à la ferraille.


Il  reste un angle mort concernant  le réseau ferroviaire et la collection de locomotives industrielles du Carreau Wendel. Cette dernière sera-t-elle conservée ou pas ? Les pro-chemin de fer disent que le transport de la houille est un thème majeur de l’histoire charbonnière. Leur argument consiste à souligner que les voies ferrées (la ligne Metz-Forbach-Sarrebruck est un bon exemple) ont été posées pour le charbon, ses producteurs et leurs clients. Ainsi s’expliquent les liaisons ouvertes pour desservir la sidérurgie, les soudières, les salines… Leur mise en place raconte le désenclavement des puits et le maillage multimodal du territoire : routes, rail, voie navigable.

On ne peut objecter que le «service chemin de fer» des HBL ne soit pas un sujet de premier plan. Et comme pour lui faire écho,  le «grand roulage» de La Houve, au fond de la mine, a été le plus impressionnant du monde, avec 40 kilomètres de voies électrifiées, des trains de 200 tonnes tractés par des locos alignant 300 chevaux.

Un autre thème mériterait d’être promu, celui de la technologie mise en œuvre pour l’abattage du charbon dans les « dressants », les veines inclinées à plus de 60 degrés. La maîtrise de leur exploitation a valu à Merlebach une réputation planétaire et la venue de délégations de spécialistes de tous les continents.  Foin des superlatifs. La «mise en objets» de la mémoire du bassin houiller lorrain est en train de se faire. Une situation trop évolutive pour briguer le label de l’UNESCO. Prématuré.


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Échec à l'union 
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Malgré la lourde réhabilitation en cours, tous les efforts engagés à Petite-Rosselle n’ont pas suffi à drainer le public attendu sur le musée, qui peine encore à fonctionner.  Il rencontre une difficulté récurrente à stabiliser son équipe scientifique et culturelle. Et sans jouer les Cassandre, le budget de fonctionnement de ce lieu de mémoire et d’animation sera de taille, alors que le bassin houiller lorrain est soumis à l’épreuve des pénuries.
 
Démographie en déclin, tissu productif en profonde mutation, chômage massif chez les jeunes, persistance de populations défavorisées. Malgré le "Pacte charbonnier" qui a assuré la paix sociale en donnant un revenu de remplacement aux effectifs dégagés par les mesures d’âge avant et lors de la fermeture des HBL, mais qui n’a pas comporté de volet industriel. Cependant, il serait injuste de ne pas saluer les apports de réalisations récentes, telles que l’Eurozone Forbach-Sarrebruck, la Pépinière d’entreprises, le Technopôle Forbach-Sud, l’Europarc Forbach-Nord. L’écart par rapport aux besoins reste toutefois énorme.

L’arrondissement de Forbach devrait perdre 17.000 habitants (soit 10% de sa population actuelle) à l’horizon 2030. Selon une étude de l’INSEE, il est le seul dans le département de la Moselle à avoir connu une hémorragie entre 1999 et 2008 (-5.700 habitants, soit -3%). Cette baisse a fait suite à celle de même ampleur observée lors de la décennie précédente. La Communauté de communes de Freyming-Merlebach a subi la plus forte baisse absolue et relative de population : 3.500 habitants perdus en neuf ans (soit -9%).
 
Dans ce contexte, un jeune sur quatre ne trouve pas de travail dans le secteur et plus d’un cinquième de la population vit avec moins de 949 euros par mois.

C’est donc bien sur sa capacité à sauver la région du marasme que la classe politique sera jugée. Les collectivités locales sauront-elles toucher les dividendes d’un tourisme industriel qui n’a pas encore tenu ses promesses ?  En attendant, elles gagneront plus à développer d’arrache-pied un projet de redressement économique à la hauteur des enjeux. Dans un climat apaisé. Ce qui passe pour un vœu pieux face aux 10 intercommunalités que compte le bassin houiller lorrain. On est loin d’une démarche unitaire en direction de l’UNESCO.

En amont de ce morcellement se situe la suppression de la redevance minière, échéance pour laquelle les communes ont été incitées à rassembler leurs forces. Elles ont préféré les micro-zones à un regroupement plus homogène. Situation complexe qui amène des tensions, chacun ayant tendance à voir midi à sa porte.  Passons  sur le dernier dossier qui fâche : la carte hospitalière où les antagonismes des villes de la Moselle-Est apparaissent au grand jour. Le PTU (plateau technique unique) devait faire de Freyming-Merlebach un pôle hospitalier de premier ordre. La controverse rebondit alors que le débat semblait clos…

D’autres lignes de fracture risquent d’apparaître. Après les élections législatives de 2012, il sera intéressant de voir avec quel empressement le député-maire UMP battu de Freyming-Merlebach  joindra sa contribution financière à celle de son rival, le nouveau député PS, maire de Forbach.

Couper les vivres au musée de la mine de Petite-Rosselle ? On n’en est pas là. Mais le recentrage très wendélien et rossellois, plus local que régional, choisi par le musée, comporte le risque de tiédir la détermination des défenseurs de la cause d’un haut-lieu de l’histoire minière désormais très connotée.

Reste que les élus de tous bords continueront de se mobiliser en vue de reconvertir les héritages de la mono-industrie en espaces porteurs de développement. La vallée de la Rosselle, « colonne vertébrale » du bassin houiller, en sera un des principaux chantiers, non seulement côté français, également à l’échelle de l’agglomération transfrontalière «SaarMoselle», l’eurodistrict créé en 2010.

L’un des objectifs, à terme, du « Parc de Développement de la Vallée de la Rosselle » est de donner corps à un arc entre le site du complexe sidérurgique  de Völklingen, inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO en 1994, et le carreau Wendel, ponctué par le développement d’autres sites décentralisés (carreau de Velsen, carreaux St-Charles et St-Joseph, carreau du Warndt en Sarre, forêt et moulin du Guensbach…). «En vue de favoriser le développement urbain de la commune de Petite-Rosselle dans une optique de mixité des fonctions urbaines, une partie de l'emprise du musée est destinée à l'accueil d'une aire d'extension mixte (activités, logements), à intégrer de façon harmonieuse au site du musée (chemins de promenades et espaces verts)» peut-on lire dans une étude.

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L'abstention l'emporte 
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Après les doutes sur les chances de voir la classe politique renoncer à ses divisions, on constate que la population affiche assez promptement un air désabusé. Voir la campagne électorale atone et les records d’abstention aux dernières élections, dans cette région où le vote conservateur demeure une constante de l’expression politique, même si la gauche socialiste a su y trouver sa place. Cette fois, les deux députés sortants de la droite républicaine ont été éliminés et si les villes ont offert une victoire assez nette aux socialistes, en revanche, la droite nationale s’est définitivement ancrée dans le bassin houiller. Rejet d’un système plus qu’un vote d’adhésion à l’extrême-droite, dit-on le plus souvent.

Désabusée encore, la population n’a pas porté le deuil  après la disparition, cette année, du spectacle-vedette des « Enfants du charbon », une fresque vivante sur laquelle avait pourtant soufflé un vent de louanges. Pour voir réagir la majorité silencieuse, parlez-lui  plutôt de l’indemnisation des dégâts miniers, de la sauvegarde des avantages de l’assurance maladie du mineur, du maintien des cabinets médicaux, que d’une candidature à l’UNESCO.

Si la « déHBLisation » signifie la fin de l’influence des houillères sur le destin de la région, elle provoque en même temps cette forme de blues qui guette les périodes de mutation. Comme la reconversion, particulièrement difficile, qu’a connue le Nord - Pas-de-Calais, terre de Germinal, où les hommes ont construit des montagnes, avec  852 puits et 326 terrils. L’enseignement, au sens propre, est souvent venu du Nord. Pour se projeter dans l’avenir, les Nordistes ont tourné la page quinze ans avant les Lorrains. Et cela fait dix ans que l’association du « Bassin Minier Uni » (BMU) était au charbon pour remporter le titre de « Bassin Minier Unesco » (re-BMU)...

Mais, comparaison n'est pas raison.




Sylvain Post  journaliste honoraire & auteur



Publié le 7 juillet 2012 - mis à jour en septembre 2012 et juillet 2013



(1) Depuis le mois de septembre 2012, le musée de Petite-Rosselle est représenté au sein de ce comité par la responsable de son pôle culture, archiviste de formation et fonctionnaire territoriale. Cette information a l’avantage de répondre à une interrogation formulée dans notre billet du 11 juin 2012, dans lequel nous constations avec raison que le musée du charbon lorrain était absent de cette instance lorsqu'elle a été installée. C’est le Centre historique minier de Lewarde (Nord-Pas-de-Calais) qui apparaît comme le chef de file, en quelque sorte, des musées de la mine français.





Après la fête de 2004, qui avait occasionné pas moins
que la venue d'un ministre, le site de La Houve a été entièrement rasé.
On est dans la logique d'une neutralisation patrimoniale...
 © Photo Charbonnages de France




La façade monumentale de la salle des machines des puits Simon 1 et 2 à Forbach.
Le site "est une verrue au cœur du paysage local", estiment des décideurs locaux
dont l'avis est déterminant. Ils proposent de " procéder au nettoyage complet des lieux et
à leur verdissement" (Le Républicain lorrain du 26.01.2013).
 © Photo Sébastien Berrut



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« Cachez ces gueules noires
que nous ne saurions plus voir »


Les élus de l’arrondissement de Forbach siégeant au SCOT (schéma de cohérence territoriale) ont voté, à la seule exception du maire de Metzing, la suppression d’un panneau d'autoroute présentant le visage  stylisé d’un mineur, sur fond de chevalement et de cité ouvrière, à l'approche de Freyming-Merlebach. Ils n'ont plus envie de le voir et lui préfèrent une image plus attrayante, éventuellement un paysage du Warndt. Exit le bassin houiller ! Un acte involontairement symbolique, dix ans après la fermeture de la mine de Merlebach (septembre 2003) qui a tiré la ville vers le fond.

C’était sans compter avec les internautes. Sur Facebook, la photo du panneau publiée par Le Républicain lorrain (lequel a ouvert le débat avec ses lecteurs), a été partagée plus de 1 000 fois en quarante-huit heures. Les femmes, filles ou épouses d’anciens mineurs, ont été les plus nombreuses et les plus passionnées sur le sujet.

Bel exercice de transparence. La synthèse des réactions a été publiée par le quotidien dès le lendemain, accompagnée d’un “billet” de notre estimé confrère (voir la coupure du RL daté 18.07.2013, ci-après). Il tire un enseignement de ce tollé, après avoir rappelé que le président du SCOT a décidé sur-le-champ de faire marche arrière…

La Fédération des mineurs et sidérurgistes de Lorraine-Sarre-Luxembourg, opposée à l’idée de voir disparaître le fameux panneau, estime pour sa part, que «-le dynamisme économique ne réside pas dans une volonté d’effacer les traces d’un passé dont nous sommes fiers, mais dans des actions efficaces tournées vers le futur, sans renier le passé ».

Enfin,  pour François Belin, ingénieur retraité, ancien patron de la communication des HBL, promoteur du musée de la mine du carreau Wendel, le panneau du mineur de l'autoroute «-donne une image misérabiliste de ce qu’ont été les houillères qui ont fait vivre pendant un siècle et demi notre bassin. C’est du mauvais «-germinalisme-».

Il faut effectivement rappeler par des signalisations cette épopée industrielle menée par des hommes courageux venus de nombreux horizons d’Europe et d’au delà, qui ont mis en œuvre des techniques innovantes et sont parvenus à des résultats exemplaires. Mais il faut le faire dans une forme plus respectueuse de la réalité des entreprises minières mosellanes, et en ouvrant sur les perspectives de réindustrialisation, et de mise en valeur des sites naturels et bâtis de l’ancien bassin houiller.

Je pense, écrit encore François Belin, que le débat provoqué par cette affaire de panneau est une bonne chose, car il permet de s’interroger avec Paul Fellinger sur les valeurs et les atouts qui doivent entraîner la revitalisation de notre bassin et susciter une prise de conscience générale et la fin de querelles de clochers qui grèvent gravement son avenir-».

Ce n'est pas un changement de panneau qui fera entrer dans une vision plus vertueuse la réflexion sur le développement.





Lire aussi :
- La "déHBLisation" orchestrée par les HBL


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 À 40 KILOMÈTRES DE LÀ…
Un site minier reconverti en parc à thème géologique


A Voelklingen l'acier, à Petite-Rosselle le charbon... Ce binôme est un vœu pieux. En tout cas, cette vision bicéphale est incomplète, car elle doit intégrer un troisième pôle qui monte en puissance : sur l’ancien site minier de  Landsweiler- Reden (circonscription de Neunkirchen-Saar), à une quarantaine de kilomètres de Petite-Rosselle, le parc à thème GONDWANA – Das Praehistorium est une zone muséale expérimentale, qui s'est fixée comme but l’explication de l'histoire de la Terre et l'évolution des organismes. 

Ses promoteurs visent un très large public : «-Nous sommes un institut qui propose un enseignement à la fois éducatif et divertissant. En plus de notre exposition, nous proposons des visites guidées spéciales et des exposés pour enfants et adultes.

Le concept de notre exposition est différent des musées traditionnels. Avec le concours de spécialistes renommés dans les domaines de la biologie/paléontologie , des arts tridimensionnels, de l'architecture et dans le domaine du multimédia , il nous est possible de reconstituer, et ce avec beaucoup de moyens, des paysages préhistoriques qui ne laissent pas indifférents.

Nos paysages sont reliés les uns aux autres par un système de couloirs, dans lesquels se trouvent des informations scientifiques sur la faune et la flore d'antan. Il est même possible de se promener entièrement dans les différents paysages qui sont très détaillés. La biodiversité de la faune et de la flore reflète l’état actuel des connaissances scientifiques.

L'exposition fait appel à nos sens : à côté de la stimulation visuelle, qui se caractérise au travers d'insectes géants, d'amphibiens et de dinosaures, l'on fait appel à l'odorat et à l'ouïe, qui donnent l'impression que l'on se trouve dans un paysage réel, alors qu’il n'existe plus depuis des millions d'années-».

Le Praehistorium est aménagé sur un ancien site minier. «-Nous avons volontairement choisi un emplacement ayant un rapport direct avec notre exposition. Elle se situe à côté d’un terril constitué de grès issu de la mine, dans lequel l'on retrouve des fossiles des forêts carbonifères, que nous avons su reproduire de façon spectaculaire dans notre exposition
-».

Non loin de là se trouve le centre de documentation pour la biodiversité (Zfb), qui donne accès à des collections zoologiques, botaniques et géologiques de la région.

Outre le développement climatique, des paysages et de la biodiversité sur le continent du Gondwana à l’ère primaire, le visiteur a la possibilité de voir les changements survenus dans la région de la Sarre au cours des millions d'années de l’échelle des temps géologiques.





Reconstitution de la forêt carbonifère © Gondwana Praehistorium




13 commentaires:

Caroline de B. a dit…

Merci pour ces réflexions foisonnantes sur notre région riche et attachante au milieu de ses difficultés

Roland K. a dit…

Ton article m'a reconnecté à une réalité que j'avais perdue de vue, n'ayant séjourné qu'épisodiquement en Moselle-Est depuis 1982 où le monde de la mine faisait encore partie de notre quotidien. Il m'a aussi éclairé sur les raisons de l'apparente éclipse du "Kohlegebiet" par rapport au Nord-Pas-de-Calais ou à la Sarre voisine. Merci pour ce tour d'horizon magistral.

S. Kottmann a dit…

Précisions sur le chemin de fer et la collection ferroviaire industrielle du musée La Mine

Le chemin de fer a toujours joué un rôle primordial dans le développement des charbonnages et notamment des HBL, en permettant l’évacuation des produits commercialisés vers la SNCF et en assurant une logistique interne à l’entreprise (transports divers : sable, schiste, bois, service magasins, personnels,etc.).

Le parc des engins moteurs HBL des années 1950 était composé de plus de 80 locomotives à vapeur ainsi que 2 locomotives électriques, qui progressivement ont fait place à une dieselisation totale du Service Chemin de Fer, pour compter au courant des années 1980 : 57 engins diesels, se répartissant entre locomotives, locotracteurs et autorails.

Le parc des wagons était, quant à lui, composé de plus de 1000 wagons de tous types (trémies, tombereaux, citernes, surbaissés, plats, fourgons, voyageurs, grues, spéciaux…).

Avec presque 1500 agents et plus de 500 kilomètres de voies ferrées, le réseau des HBL était le plus grand chemin de fer privé de France.

De 1989 à 2008, les différents administrateurs du musée de la mine du Carreau Wendel avaient pris la décision de créer, développer et exploiter une collection ferroviaire industrielle avec comme événement promotionnel fort : la circulation de trains aux couleurs du musée, le long de la vallée de la Rosselle, jusqu’à Freyming-Merlebach.

Au cours de ces circulations ce sont environ 35 000 visiteurs –voyageurs qui ont ainsi découvert le musée et les différents paysages miniers de ce secteur.

Pendant cette période, la collection ferroviaire industrielle devient l’une des plus importantes et intéressantes de France, avec un grand nombre de pièces rares et uniques.

Dix huit engins moteurs (3 locomotives à vapeur, 2 locomotives électriques, 1 locomotive diesel, 10 locotracteurs et 2 autorails) et plus de 70 wagons de tous types afin de pouvoir meubler les voies des énormes lavoirs du musée et de rendre compréhensible l’expédition quotidienne des 10.000 tonnes de charbon qui partaient du Carreau Wendel.

A partir de 2009, les nouveaux administrateurs du musée commencent à se désintéresser de ce pan de l’histoire des HBL et supprimeront complètement cette activité au début de 2010.

Faut-il maintenant sérieusement s'inquiéter du devenir de cette collection alors que les orientations prises pour l’avenir de ce musée n’en tiennent pas compte ?

Sylvain Post a dit…

Le grand inventaire...

J'ai lu dans la presse qu'un comité technique composé de onze personnes sera impliqué dans l'inventaire des éléments plus ou moins volumineux stationnant dans l'espace muséographique ?

Ne serait-il pas logique qu'un expert en matériel ferroviaire y soit associé ?

Est-il pensable que des matériels roulants n'appartenant pas au musée, mis à la disposition de celui-ci par convention, puissent être mis à la ferraille ?

Je pense aussi à la fameuse "CC"... Retournera-t-elle à la SNCF ?

Sylvain Post a dit…

Objectif : 60 000 à 70 000 visiteurs

Le musée "Les mineurs Wendel" sera officiellement inauguré le 17 septembre 2012. Le public pourra le découvrir dès le 31 juillet. L'objectif est d'atteindre 60 000 à 70 000 visiteurs en 2013

Anonyme a dit…

après avoir lu certains commentaires relatifs au musée WENDEL à Petite Rosselle,concernant le patrimoine ferroviaire entreposé,....,il faut savoir une chose importante que le public apprécie:c'est sans aucun doute, la diversités des activités minières et les activités associées comme les matériels du chemin de fer minier et SNCF et Deutsch Bahn selon le passé historique du centre minier de WENDEL.
En effet,par principe, je n'irai pas visiter un centre minier qui n'a pas la vision élargie et complète du passé historique de toutes les activités et curiosités ayant fait parties de son histoire propre.
En 2003,il me semble,je suis allé visiter ce centre de WENDEL,et j y ai apprécié toutes les collections présentées, absolument toutes les collections présentées comme admirables!!!!Très bon travail !!!
Que s'est il passé, depuis 2003?

Je ne sais pas.
De toute façon,
je n irai pas visiter un musée, si la vision de présentation des collections,de toutes les collections, s'avère être une vision très réductrice du passé.
Ceci est un principe immuable du sérieux que doit posséder tout musée qui se respecte.Et, je pense que WENDEL,se rapproche sans aucun doute de cette vision élargie qui correspond également au respect du passé et des acteurs qui y ont participé,en plus du respect relatif au public curieux et très intéressé.
Si vous voulez me contacter,je suis ouvert à toute idée géniale pouvant aider le musée WENDEL à concrétiser son projet du futur,étant un citoyen de la République Francaise qui s'intéresse et s'investi volontairement pour le bien de tous et des musées Francais.

Bien à Vous.

Sylvain Post a dit…

Parmi les fondamentaux de l’histoire minière

N’ayant pas l’habitude de cacher la poussière sous le tapis, j’insiste sur la mise en sommeil de l’activité ferroviaire des houillères mosellanes, car sa disparition mettrait à mal la rhétorique du musée régional de Petite-Rosselle qui se veut le témoin de l’ère du charbon. Dans ce cas, je ne concèderai aucune excuse à ses responsables. Quoi qu’ils en pensent, le désenclavement des puits de mine par la voie ferrée fait partie des fondamentaux de notre histoire industrielle.

Sylvain Post a dit…

Musée ouvert

Le musée "Les mineurs Wendel" est ouvert au public depuis ce mardi 24 juillet.

M.ALIZON a dit…

Bonjour à tous,de la part d'une personne intéressée par l' histoire des HBL.Le site du CARREAU minier de WENDEL représente sans aucun doute,un musée de grande valeur pour le patrimoine régional de la LORRAINE.Il est donc très important de préserver l'ensemble de toutes les collections minières et ferroviaires qui sont attachées au passé Lorrain de ce site qui est unique en FRANCE.
Agir comme un Professionnel de musée constitue la démarche idéale en ayant toujours en vue que le public est intéressé par toutes les collections du CARREAU de mine WENDEL.
En effet, en 2003, les portes ouvertes du Carreau Wendel avaient attirées une foule énorme et demandant à des visiteurs leurs impressions de cette journée,beaucoup de ceux-ci m'avaient répondu qu'ils reviendraient pour admirer de nouveau ce site ET SES COLLECTIONS ORIGINALES.
Ceci illustre bien le fait qu'une très bonne organisation, dans toutes les collections minières et ferroviaires, existait ,à cette époque.
Je ne puis qu'encourager les responsables du Carreau Wendel à tenir compte de ce message qui n EST PAS ANODIN.
que se passe-t-il, en ce moment?
Des idées géniales existent et sont là pour être employées.

Veuillez, SVP,me contacter afin d'aider le musée à rebondir de plus belle,avec des projets de musée originaux.

En conclusion,et pour tout le monde,c'est bien l'ORIGINALITE des collections d'un musée qui est admirée par le public.

J'attend vos contacts sympathiques pour soutenir le musée WENDEL à PETITE ROSSELLE.

Sylvain Post a dit…

@ M. ALIZON :
Ce blog, placé sous ma responsabilité juridique personnelle, vous accorde la possibilité d’inciter à la mobilisation en faveur du Musée Wendel et de la préservation de ses collections.
La question n’est pas neutre, alors que l’inventaire est engagé afin de savoir ce qui, du matériel entreposé sur l’ancien carreau de la mine de Petite-Rosselle, sera conservé, cédé à des tiers ou mis à la casse.
Et l’on saura bientôt quel sort sera réservé à la collection ferroviaire qui, en partie, pourrait quitter la région, selon mes informations.
Mon blog, cependant, n’est pas un média de masse mais un média one-to-one, selon le concept anglo-saxon. De “bouche à oreille” dirons-nous. Mais l’individualisme de masse, hormis les rassemblements quasi spontanés attribuables aux réseaux sociaux, n’a pas encore fait ses preuves.
En clair, vos messages, pour sympathiques qu’ils soient, ne vous permettront pas d’obtenir un résultat à la hauteur de votre espoir. En dépit des “18 750 pages vues ” que ce blog totalise depuis le mois de janvier dernier, il sera impossible de mesurer le retentissement de votre appel. Et ce d’autant moins que votre identification est insuffisante pour constituer une boucle de retour.
Ne serait-il pas plus judicieux de vous orienter vers le syndicat mixte en charge de la gestion du musée ?
Pour ma part, je ne suis le bras armé de personne. Mon seul parti pris est la défense, dans le bassin houiller lorrain, de la culture scientifique, technique et industrielle, parente pauvre de la culture générale.

yvan montazel a dit…

Je ne reviendrai pas sur l'imbrication historique de la mine et du chemin de fer, la nier serait une imbécilité, ne pas en tenir compte une faute impardonnable et ne pas conserver le matériel ferroviaire serait un acte de vandalisme. Je ne connais pas la situation administrative du musée Wendel de Petite Rosselle, je suppose cependant qu'il s'agit d'un musée contrôlé relevant donc d'une collectivité territoriale ayant, je crois, obtenu l'appellation "Musée de France" ce qui implique nécessairement qu'un "Projet Scientifique et Culturel" ait été établi et qu'un inventaire des collections existe, l'appellation "Musée de France" garantissant la pérennité des collections.
Si le matériel ferroviaire ne figure pas dans cet inventaire parce qu'il n'appartient pas au musée, il est certain que son avenir puisse poser problème sur un plan administratif et budjétaire. En effet, si la définition des musées établie par "l'International Council Of Muséum" (ICOM) en fait des institutions permanentes sans but lucratif, il est bien évident que les musées doivent trouver une part de plus en plus importante d'autofinancement, ce qui n'est pas évident même en y développant l'aspect marketing.
Dès lors la solution concernant le matériel ferroviaire non inscrit à l'inventaire du musée serait dans le maintien IN SITU, sous l'égide d'une structure associative indépendante de la Direction du musée mais oeuvrant en étroite synergie avec celui-ci. Ce partenariat libérerait le musée d'une charge qu'il ne peut assumer et s'appuierait sur un bénévolat qui existe déjà depuis longtemps comme cela est le cas ailleurs: chemins de fer touristiques, associations restaurant des locomotives, musées ferroviaires...

Sylvain Post a dit…

BASSIN HOUILLER LORRAIN :
VERS UNE SAINTE-BARBE RÉGIONALE


Pour donner à la Sainte Barbe des mineurs toutes les chances de conserver sa vitalité, une initiative vient d’être prise à l’échelon du bassin houiller lorrain en faveur d’une cérémonie régionale rassemblant toutes les sociétés. Celle-ci ne remplacerait pas les cérémonies locales, mais viendrait répondre à la baisse progressive du nombre de sociétés de mineurs en Moselle-Est faute d’effectifs.
Les sociétés de mineurs sont associées à cette réflexion. Nombre d’entre elles ont déjà affirmé qu’il fallait réserver à la Sainte Barbe locale le dimanche le plus proche du 4 décembre (en 2012, le dimanche 2). « La Sainte Barbe régionale, selon certains, devrait pouvoir se caler sur les festivités de Forbach au mois de novembre, donc avant le calendrier chargé de décembre ». Quant à la question du lieu à déterminer pour la cérémonie régionale, la discussion reste ouverte.

Sylvain Post a dit…

CE BLOG ENREGISTRE SA 53 700e VISITE AU 1er AOUT 2013

Ce blog vient d'enregistrer sa 53 700 e visite au 1er août 2013, totalisant ainsi 35 000 visites de plus que l'an dernier à la même date, soit une progression de 186% .
Merci à toutes et à tous !